Président sud-coréen visite le Japon avant les États-Unis !

Président sud-coréen visite le Japon avant les États-Unis !

Dans un geste historique, le président sud-coréen, Lee Jae-myung, a effectué son premier voyage à l’étranger, et ce n’était pas aux États-Unis comme ses prédécesseurs. Il a choisi de commencer par le Japon, l’ancien pays colonisateur de la Corée du Sud. Lors d’un sommet bilatéral avec le Premier ministre japonais, Shigeru Ishiba, les deux pays ont publié leur première déclaration conjointe en 17 ans. Ils se sont engagés à renforcer leur coopération dans les domaines de l’intelligence artificielle, du commerce et de la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Ils prévoient également de mettre en place un groupe de travail commun pour traiter de grands enjeux tels que le vieillissement de la population et la baisse de la natalité.

Mais le plus marquant n’a pas été les accords, mais bien la cordialité surprenante entre les dirigeants. Lee a qualifié Ishiba d’ami proche, un contraste frappant avec des décennies de tensions. Pendant plus de trente ans, l’occupation japonaise de la Corée a laissé une empreinte profonde, et les dirigeants précédents critiquaient ouvertement le Japon. Cependant, depuis son arrivée au pouvoir il y a à peine deux mois, Lee a adopté une approche plus pragmatique. Le jour de la Libération de la Corée du Sud, il a qualifié le Japon de partenaire indispensable pour la croissance économique.

Ce changement ne se limite pas à la diplomatie. Les deux nations font face à l’incertitude avec les États-Unis, où les politiques imprévisibles de Trump ont fragilisé des alliances de longue date. Les différends commerciaux, les exigences liées aux dépenses de défense et les coûts de stationnement des troupes ont créé des tensions, laissant l’alliance entre la Corée du Sud et les États-Unis loin d’être solide.